Valoriser ses déchets grâce au lombricompostage + Concours


Slow Life, Test / jeudi, juillet 18th, 2019

Comme vous le savez désormais, nous faisons de la réduction de nos déchets notre objectif 2019. L’une des principales sources de déchets provient de la cuisine est en particulier de notre alimentation. En effet, environ 30% du poids de nos poubelles (et parfois plus) correspond à des déchets dits « verts » (épluchures, restes de repas, fleurs et plantes, …). On peut donc facilement comprendre qu’agir sur ce point permettrait déjà de réduire une part importante de nos déchets.

Bien sûr, il existe différentes méthodes pour réduire ce type de déchets et la première passe bien évidemment par la lutte contre le gaspillage (cuisiner en juste quantité, conserver ses restes pour d’autres repas, utiliser les épluchures pour d’autres préparations…). Pour ce qui reste, l’autre grande méthode consiste à valoriser ses déchets, autrement dit, redonner une utilité à ce qui était prévu pour la poubelle. C’est ici qu’entre en jeu le compostage. Je vous fais grâce d’un cours sur le compost, je pense que vous voyez tous à peu près à quoi cela correspond. Néanmoins, je rappelle qu’il existe plusieurs sortes de compostage. Le compost traditionnel qui nécessite un jardin ou au moins un espace extérieur pour rassembler les déchets verts en tas qui vont se décomposer progressivement, mais aussi le lombricompostage qui s’adresse plus particulièrement aux personnes vivant en appartement ou sans espace extérieur disponible.

 

C’est plus particulièrement à ce dernier que nous allons nous intéresser ici. J’en profite pour vous conseiller de rester jusqu’au bout de cet article puisqu’une petite surprise arrive.

Il y a quelques mois, nous avons pu bénéficier d’une opération de Metz Métropole qui, dans un objectif de réduction des déchets sur son territoire, permettait aux habitants volontaires de recevoir un lombricomposteur chez eux. Après ces premières semaines de cohabitation avec nos amis les vers, il m’est désormais possible de vous faire un premier retour sur le lombricompostage pour ceux qui voudraient s’y mettre.

Principes de base :

Nous avons donc reçu un petit lombricomposteur CityWorms de la marque VersLaTerre, 100% made in France que je me suis empressé de monter. Pour cela, rien de bien compliqué et en quelques minutes c’est prêt. Dans une démarche zéro-déchet, celui-ci arrive avec très peu d’emballage et uniquement en carton qui sert d’ailleurs de première litière pour les vers après l’avoir découpé et légèrement humidifié. Il ne restait plus qu’à attendre la livraison des vers qui arrivent par La Poste en quelques jours (à noter que les livraisons peuvent être décalées en fonction de la météo car les vers n’apprécient pas forcément les fortes chaleur). Quelques jours plus tard, on installe tout ce beau petit monde et on les laisse s’acclimater tranquillement. En effet, il ne faut pas les « nourrir » tout de suite mais les laisser s’adapter à leur nouvel environnement pendant au moins 1 semaine.

Après cela, les choses sérieuses commencent. On peut alors commencer à déposer des déchets petit à petit en augmentant progressivement les quantités. Presque tout y passe mais il y a quand même quelques règles de base à respecter : ne jamais mettre d’agrume ni d’ail ni d’oignon car les vers ne supportent pas ça, jamais de viande ni poisson non plus pour éviter les odeurs nauséabondes et éviter les restes d’aliments cuisinés. Comme pour nous, une alimentation variée est préférable et, en plus des déchets verts, il faut apporter régulièrement des déchets dit « bruns » (essentiellement du carton vierge ou imprimé avec des encres naturelles, mais aussi rouleau de papier toilette, sachets de thé…).

Le CityWorms est livré avec 4 bacs. Le bac de couleur du dessous, correspond au bac récupérateur. Celui-ci va comme son nom l’indique récupérer tout ce qui tombe des bacs supérieurs : un peu de terre, quelques vers qui visitent cette partie par moment et surtout, le thé de compost ! Car oui, un composteur est toujours légèrement humide (sauf ceux en bois) et sécrète un peu de liquide. Celui-ci est un bien précieux car il possède un fort pouvoir fertilisant. Il peut donc être utilisé lors de l’arrosage des plantes à la place des engrais chimiques après l’avoir dilué au 1/10e car très concentré.

Les bacs supérieurs sont ceux où l’on place les déchets et où habitent les vers. On commence par en remplir un, puis une fois celui-ci plein, on en ajoute un autre par dessus. Les vers se chargeront de monter tout seuls à leur guise dans les différents bacs. En théorie, une fois les 3 bacs pleins, il est possible de récolter le compost dans le bac inférieur qui doit être mûr. On peut alors l’utiliser pour les plantes d’intérieur ou pour un petit potager. Le bac ainsi libéré retourne au dessus de la pile et ainsi du suite.

Retour d’expérience : 

Comme tout le monde je pense, nous avons eu quelques craintes en se lançant dans l’expérience et quelques idées reçues, enfin surtout Madame car j’avais pour ma part pu bénéficier d’une formation lors de la remise des lombricomposteurs. Et si les vers sortent ? Mais ça va sentir mauvais ? Voilà les 2 principales craintes qui sont souvent évoquées. Vous pouvez tout de suite vous libérer l’esprit. Premièrement les vers de lombricompost craignent la lumière et restent donc bien sagement dans les bacs. D’ailleurs, si vous en voyez en l’ouvrant, vous pourrez constater qu’ils vont rapidement se planquer en profondeur (pas facile de les photographier du coup, haha!) et puis, ils ont tout ce qui leur faut dedans donc aucune raison de sortir.

Quant aux odeurs, absolument rien à signaler de ce côté là. Si tout se passe comme prévu et que vous respectez les règles de bases, il n’y a pas de raison qu’il y ait la moindre odeur de décomposition. Le lombricompostage est un compost aérobie or, ce sont souvent les bactéries anaérobies (qui vivent dans les endroits sans oxygène) qui sont responsables des mauvaises odeurs. Le CityWorms est bien aéré grâce à des petits trous d’aération et l’ajout de carton permet également de créer des petites poches d’air. Vous ne sentirez alors qu’une discrète odeur d’humus, comme une balade en forêt, en ouvrant le composteur si vous mettez le nez dessus. Le thé de compost n’a pas la moindre odeur non plus.

Chez nous, la machine a mis un peu de temps à se mettre en route. Il faut dire que le lombricomposteur est placé d’habitude dans une pièce où il faisait relativement frais en cette fin d’hiver, début de printemps. Les lombrics étaient donc sans doute dans un demi sommeil. Depuis que les températures sont remontées, c’est l’effervescence et on voit de plus en plus de vers et notamment des bébés, ce qui est plutôt bon signe. On commence également à voir que le compost se forme au fur et à mesure au fond du bac. Nous n’avons pas encore entamé de 2e bac car, comme le premier a tourné au ralenti au départ, ne nous l’alimentions pas beaucoup. Il va désormais bientôt falloir qu’on ajoute un bac supplémentaire.

La seule ombre au tableau est que nous avons eu pas mal de mouchettes de terreau dont il peut être difficile de se débarrasser… Ce n’est pas grave pour le compost en lui-même mais désagréable pour nous, surtout en intérieur. Le mieux reste encore de diminuer les apports, notamment en fruits (qui attirent les mouches), de bien les enfouir au fond du bac et de penser à diminuer l’acidité du compost en ajoutant par exemple de la poudre de coquille d’oeuf. Enfin, il faut laver de temps en temps le bac récupérateur et le couvercle où pondent souvent ces mouches. Avec de la patience, on en vient à bout.

Je ferai peut-être un nouvel article sur ce sujet dans quelques temps pour refaire un point et voir si nous avons pu récolter notre premier compost pour nos plantes. En tout cas, on ne regrette absolument pas l’expérience. Au contraire, c’est assez ludique et c’est plaisant de réduire ainsi ses déchets et d’éviter les mauvaises odeurs qu’il pouvait y avoir dans la poubelle quand on y jetait tout ça.

Si vous avez des questions particulières, sur le sujet, n’hésitez pas à les poser en commentaire et j’essaierai d’y répondre. Vous pouvez aussi rejoindre le groupe Facebook VersLaTerre où vous trouverez toutes les informations nécessaires.

Concours :

Si vous êtes tentés par l’expérience et parce que j’avais envie de vous permettre vous aussi de réduire vos déchets, je vous propose en partenariat avec VersLaTerre un petit concours qui permettra à l’un ou l’une d’entre vous de remporter un lombricomposteur CityWorms ainsi que la famille de vers qui va avec.

Pour cela, il vous suffit de laisser un commentaire sur cet article avant le 04 Août 2019 à 20h00 en précisant que vous participez au concours. Un seul commentaire par personne est autorisé. Vous pouvez également augmenter vos chances de gagner en jouant sur Instagram (voir conditions sur le post).

Jeu réservé à le France Métropolitaine pour des raisons d’envoi.

Bonne chance à tous et je remercie encore VersLaTerre pour ce concours.

9 réponses à « Valoriser ses déchets grâce au lombricompostage + Concours »

  1. Merci pour ce concours. Je rêve d’un petit compost pour mon appartement et enfin réduire tous mes déchets. Je pourrai mettre du super engrais pour mon potager 🥰

  2. Super article, très clair! (Les personnes qui en parlent na parlent que rarement des petits inconveniants donc interessant)
    Et je participe avec plaisir!

  3. Merci pour cet article et ces détails ! Je me suis penchée sur le sujet il y a quelques semaines et je glane les informations un peu partout. Comme je n’ai qu’une petite cour extérieure, un compost classique ne conviendrait pas. Je pensais donc passer au lombricompost et c’est donc avec plaisir que je participe à ce concours !

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